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La crise de l’université algérienne et quelques moyens d’en sortir

Par Houari Touati (Directeur d’études à l’Ecole des hautes études des sciences sociales (EHESS), Paris)

El Watan, 13 mars 2018

 

Les nations qui maltraitent ou tyrannisent leurs savants, leurs intellectuels et leurs artistes sont vouées à déchoir car, en agissant de la sorte, elles ne font que dévoiler à la face du monde qu’elles ont renoncé à toute forme de transcendance qui élève et anoblit. Or, il n’y a pas d’art de gouverner qui n’implique un art d’éduquer.

Le verdict a la rigueur d’un théorème mathématique : les nations mal gouvernées sont des nations mal éduquées, et l’inverse est vrai. Ceux des professeurs et des chercheurs algériens qui exercent avec honneur, dignité et abnégation leur métier n’en peuvent plus : ils sont au bord de l’épuisement physique et moral. Ils ne supportent plus la banalité du mal qui leur est infligé par une bureaucratie arrogante, autoritaire et incompétente.

Ils courbent sous le fardeau des effets pervers cumulés de décisions presque toujours prises dans l’improvisation de l’urgence et la précipitation de l’irréflexion. Ils ne tolèrent plus d’être les victimes expiatoires d’un modèle de gouvernement de l’université qui ne connaît de l’action gouvernementale ni la consultation ni l’arbitrage. Alors ils souffrent au point de vivre dans leur chair ce désastre national comme un drame personnel.

Mais les souffrances seraient vaines si elles ne consistaient qu’à rejeter la faute sur autrui pour mieux échapper à sa part de responsabilité. Or, ce que l’université algérienne est devenue n’a pu s’accomplir sans le consentement de la mal nommée «communauté universitaire».

Aujourd’hui, cette communauté cumule elle-même toutes les tares qu’elle prête à la bureaucratie d’Etat : incompétence, corruption, népotisme, passe-droit, arbitraire, régionalisme, immoralité, sexisme, et la liste des perversions est longue. Mais il ne s’agit là que de l’acmé d’un corps malade ravagé par le pourrissement. L’essentiel est ailleurs : il est dans la renonciation de cette «communauté universitaire» à se constituer en communauté savante jalouse de son autonomie, non pour en faire un instrument corporatiste ou politique, il y a pour cela les syndicats et les partis, mais la condition même de son existence afin de remplir en situation optimale ce qui est attendu d’elle et qui est la production et la transmission des savoirs.

Cette abdication est consubstantielle à la constitution même de cette «communauté universitaire» qui est née dans la résignation et la servitude volontaire et donc destituée précocement des pouvoirs qui lui sont conférés par les usages universitaires et qui font du recrutement par les pairs le critère ultime de qualité de la production des savoirs et de leur transmission, mais également l’unique garantie d’égalité des chances dont doivent bénéficier tous les candidats qui se présentent aux concours de l’enseignement supérieur et de la recherche, de sorte qu’aucune instance qui ne soit l’émanation institutionnelle des chercheurs et des enseignants (jurys, conseils scientifiques, comités d’évaluation, commissions de promotion, etc.) ne puisse prétendre à l’expertise disciplinaire, autrement c’est la dégénérescence bureaucratique et l’arbitraire qui l’accompagnent.

C’est cela qu’on nomme les traditions universitaires, et rien d’autre. Force est de reconnaître que ces dernières sont absentes du paysage académique de notre pays. Auraient-elles existé qu’elles auraient permis une production scientifique abondante et variée. Or, il n’y a rien de tout cela, et c’est ce qui explique en grande partie le bas niveau de notre recherche et de notre formation, non pas uniquement en arabe, mais également en français, en particulier dans le domaine qui est le plus vulnérable : celui des sciences sociales et humaines.

Certes, il y a une production écrite dont témoigne sa présence dans nos librairies. Mais ce qui est écrit (tant en français qu’en arabe), dans la mesure où il échappe aux circuits de la validation internationale, reste périphérique et local. Hors de toute visibilité internationale, il est condamné à ressasser les mêmes problématiques de recherche éculées ; ce qui est une autre façon de vérifier que notre pays est dépourvu ou si peu pourvu de traditions savantes qui soient aussi solides que fécondes.

Or, l’opinion est répandue parmi ceux qui se proclament «francophones» que c’est l’arabisation de l’université décrétée en 1983 qui est cause de destruction des sciences sociales et humaines ; ce qui n’est vrai qu’en partie étant donné que la recherche dans ces disciplines a continué pendant longtemps à ne se pratiquer qu’en français et de l’être encore dans des proportions non négligeables en économie, en sociologie, en anthropologie, en psychologie, en sciences politiques, même s’il reste exact que les professeurs et les chercheurs dits «arabophones» ont souvent une formation médiocre acquise en dehors de traditions savantes éprouvées pour la plupart dans des pays qui ne les possédaient pas, ou si peu, comme la Syrie ou qui les avaient perdues comme l’Egypte(1).

Mais là n’est pas le fond du problème. La vérité est que l’université algérienne n’a fait que substituer un monolinguisme à un autre. Il est assurément préférable de posséder plutôt le français que l’arabe lorsqu’on est chercheur. Cela reste pourtant insuffisant.

Les chercheurs ne connaissant que la langue française rencontrent, eux aussi, des difficultés et des obstacles, parfois insurmontables, sur le chemin de leur insertion dans la recherche internationale. Même lorsqu’on est un bon chercheur, l’absence de connaissance des autres grandes langues qui structurent le champ de la recherche en sciences sociales et humaines est une entrave sérieuse. Autant dire que le problème de la langue ne se situe pas là où les «francophones» le placent. Puisque l’exclusion du champ de la recherche internationale, en tant qu’elle est la conséquence de cette absence de traditions savantes déplorée, ne les épargne pas moins que les «arabophones».

Pourquoi les praticiens des sciences de la nature et de l’ingénieur s’en sortent mieux ? Pour des raisons qui tiennent en grande partie à l’organisation de la recherche dans ces disciplines à fort coefficient d’intégration internationale. Les recherches dans ce domaine se pratiquent, en effet, dans des laboratoires qui sont eux-mêmes incorporés dans des réseaux de collaboration internationale où les plus grands opèrent vis-à-vis des autres comme des bassins versants. En outre, la discipline de travail n’est pas la même qu’en sciences sociales et humaines. Elle est plus contraignante au point de ressembler parfois à une discipline d’usine. C’est pourquoi il n’y a aucun étudiant admis dans un laboratoire qui ne soit boursier, et ce, afin de libérer son esprit de toute préoccupation sociale qui l’empêcherait de se livrer à plein temps à ses recherches, ou plutôt à des recherches qui sont menées collectivement et dont les résultats sont présentés tout aussi collectivement, selon une hiérarchie déterminée par le degré d’implication et la place occupée dans le programme de recherche concerné.

Les laboratoires tiennent leur productivité essentiellement de ce système de contraintes. Voilà pourquoi en Algérie les spécialistes des sciences de la nature et de l’ingénieur sont plus productifs et plus féconds que leurs collègues des sciences sociales et humaines. Sauf qu’ils ne le sont qu’à un moment de leur parcours, qui est le moment de l’étranger.

Dès qu’ils sont de retour au pays, ils présentent les mêmes caractéristiques idiosyncratiques que les meilleures de leurs collègues des sciences sociales et humaines en restant productifs aussi longtemps qu’ils ne sont pas devenus professeurs. Aussitôt qu’ils ont atteint cette fin, la plupart cessent d’être créatifs, et leur productivité baisse tant en quantité qu’en qualité. Leur rendement décroît dans la mesure où il n’y a rien qui le stimule.

C’est ce qu’a constaté le directeur général de la recherche pour me l’avoir confié en été 2016. J’ai, de mon côté, pu le vérifier en examinant les parcours de certains de ces jeunes chercheurs les plus prometteurs. Soit celui de l’un d’eux qui est présenté comme le plus doué de sa génération dans sa discipline. Appelons-le Mouloud. Sa trajectoire est exemplaire de celle de la plupart des boursiers qui retournent au pays après qu’ils ont obtenu leur doctorat dans l’un ou l’autre des laboratoires de leur domaine de spécialité à l’étranger, essentiellement en France. Mouloud a, entre 2004 et 2018, cosigné 46 articles sur trois desquels il est première signature. Ce sont ces articles-là qui ont fondé sa réputation scientifique : le premier est cité une centaine fois et les deux derniers une cinquantaine de fois chacun.

Ensuite se produit chez lui un relatif décrochage qui s’exprime sous forme de baisse d’intérêt suscité par ses travaux. Les dix articles suivants ne sont en effet cités qu’entre 30 et 10 fois. C’est le prélude à une dégringolade annoncée. Car les suivants n’attirent guère l’attention. Le relâchement de Mouloud est quasi total ; et c’est ce que traduit la perte de position acquise dans les trois premiers articles qui n’est reconquise qu’une seule fois, en 2013.(2) Que s’est-il donc passé pour que Mouloud décline si fort tandis qu’il est promis à une carrière scientifique d’envergure ? Pour le savoir, il faut se tourner vers la distribution de ses articles dans le temps : 35 d’entre eux ont été publiés en 2004 et 2010, soit entre le moment où il devient docteur et celui où il devient professeur, à un âge où un étudiant de sciences sociales et humaines n’a souvent pas achevé sa thèse. En clair, une fois l’enviable position obtenue, Mouloud a vu sa productivité s’effondrer.

La moralité de cette histoire est qu’on devient trop facilement professeur des universités en Algérie. Précisément parce que les postes affichés ne sont pas ouverts à la concurrence et que les critères de promotion sont plus administratifs que scientifiques et pédagogiques. Nulle surprise que le pays soit en retour mal récompensé par ceux-là mêmes dont il a financé les recherches doctorales dans les laboratoires étrangers, bien que cela ne fût pas le cas de Mouloud qui a concouru à une bourse française et qui l’a obtenue en se pliant au jeu de la concurrence. Toujours est-il que Mouloud disposait d’un rattachement à un laboratoire algérien ; mais ce n’est pas le nom de ce dernier qui figure dans ses publications, alors même qu’il est l’un des plus prestigieux en Algérie.

Résultat : les travaux de Mouloud sont mis au compte de la recherche française et non algérienne. La chose mérite d’être méditée. Et que les imbéciles se taisent, car nul n’a le droit de suspecter Mouloud d’ingratitude vis-à-vis de sa patrie. Le problème que son cas soulève est structurel et il doit par conséquent être résolu de manière structurelle – ce qui, hélas, ne se peut aussi longtemps que fera défaut l’existence d’une communauté savante algérienne qui soit gouvernée par ses propres usages, lesquels sont ceux de toutes les communautés savantes. Et cela passe par une rénovation de notre université et de son gouvernement.
Mais rénover aujourd’hui l’université algérienne semble impossible. Ni l’Etat, ni l’administration, ni même les enseignants et, encore moins, les étudiants n’en veulent.

Pour d’autres raisons, moi non plus, je n’en veux pas. Un tel redressement est lourd de conséquences, et ces conséquences sont politiquement dangereuses. S’il venait à être posé, il dégraisserait l’université de la majorité de son personnel administratif, de ses enseignants et de ses étudiants. Voilà pourquoi je n’en veux pas, et ce n’est ni par compassion ni par fibre sociale. Je n’en veux pas parce que l’université algérienne est constamment au bord de la déflagration.

Car elle vit sous la menace d’une bombe démographique dont nul ne mesure les dangers. Le citoyen algérien doit savoir que son pays présente la curieuse anomalie de se placer parmi les nations les plus développées quant à la taille de sa population estudiantine : avec 1,6 million d’étudiants, il rivalise avec la France qui en compte 2,5 millions et l’Allemagne qui en a 3 millions. Mieux (ou pire) : il dépasse ces deux puissances mondiales lorsqu’on rapporte la masse de sa population estudiantine à celle de sa population globale. Alors l’Algérie en vient à avoir deux fois plus d’étudiants que chacune de ces deux puissances, lesquelles doivent pour lui disputer ce privilège ne constituer qu’une seule et même unité statistique ! On comprend pourquoi il n’est possible ni de réformer ni d’arrêter de recruter à tour de bras des enseignants à la formation aussi bâclée que celle de leurs étudiants.

Toute politique à mettre en œuvre ne pourrait au mieux qu’œuvrer à la résorption de ce phénomène massif aussi chaotique que dépressif au point d’être préjudiciable à la sécurité de la société et de l’Etat. Mais désamorcer une telle bombe démographique prendrait des années, voire des décennies. Or, l’Etat algérien a depuis longtemps cessé d’être un Etat stratège. Se projeter dans le futur, articuler une réflexion sur le moyen et le long termes, concevoir des projections et des simulations, ces choses-là ne font pas partie de sa boîte à outils.

On ne peut cependant attendre désespérément des jours meilleurs. Il faut en précipiter l’avènement. Et pour cela, il faut les préparer par une réflexion qui, pour être sereine et efficace, doit être porteuse de solutions qui ne peuvent être que des solutions a minima. L’une d’elles pourrait être inspirée par l’exemple de la Chine qui, pour procéder à l’évaluation de ses universités et aboutir à leur classement, les a soumises à un diagnostic sans concession.

Les meilleures ont ainsi obtenu les moyens de se hisser à l’échelle internationale, pendant que celles qui l’étaient moins étaient incitées par différentes mesures à s’arracher à leur médiocrité. Réaliste, la démarche est aussi empreinte d’équité. Le raisonnement qui l’a guidée est simple mais imparable. Il est le suivant : étant donné que toutes les universités chinoises n’offrent pas la même qualité de formation et de recherche, elles ne peuvent être traitées sur un pied d’égalité. Il faut par conséquent les distinguer autant pour créer de l’émulation entre elles que pour permettre aux plus performantes de rivaliser avec les grandes universités occidentales. L’objectif de la Chine est d’être dans la décennie qui vient la première nation en matière de production scientifique mondiale. Ce n’est certes pas cet objectif qui rend l’exemple chinois attractif pour notre pays, mais la méthode, et c’est ce qui nous manque le plus.

Or, il repose aussi sur une politique sociale : d’abord permettre la mobilité des enseignants, des chercheurs et des étudiants, qui est perçue comme source de vitalité et de dynamisme jusqu’à faire de chaque université un creuset national ; ensuite corriger les inégalités régionales en permettant aux bons lycéens des provinces pauvres d’accéder à une éducation supérieure de qualité. J’ai pu l’observer l’année passée à l’université de Pékin (Beijing University) : les étudiants qui avaient suivi mon enseignement venaient de différentes régions du pays ; et c’est d’eux que j’ai appris que l’admission dans la plus prestigieuse des universités chinoises était conditionnée par l’obtention d’un minimum de 75 points sur 100, pour les élèves de la capitale qui terminent le lycée, et uniquement un minimum de 65 points pour ceux qui viennent des contrées les plus reculées de Chine.

Il y a encore d’autres solutions que le débat public pourrait faire surgir. Mais l’Etat doit, d’ores et déjà, assumer ses responsabilités à l’égard des scientifiques et des professeurs les plus compétents. Il faut que ces derniers soient correctement rémunérés. Toute restitution de l’université à sa dignité passe par là. Le geste est légitime, il faut que le Président sache le poser, cela l’honorerait. Mais cela ne doit pas se faire sans contrepartie.

Car le but n’est pas de recourir à une énième augmentation de salaire (quoique la conscience soit choquée par le faiblesse de rémunération de nos éducateurs : le professeur de lycée marocain ou même palestinien a un salaire qui est deux à trois fois supérieur à celui de son collègue algérien et, pour les professeurs du supérieur, cet écart se creuse jusqu’à quatre fois ; on ne peut vouloir éduquer tout un peuple et si mal rémunérer ses éducateurs au point de les prolétariser à l’excès ; c’est indigne de notre pays). Non, ce dont il s’agit, c’est de tout autre chose qui a trait à la reconnaissance, chez eux, de nos scientifiques et de nos professeurs les meilleurs.

Partout cette reconnaissance passe par une juste rémunération qui corresponde à des compétences et des talents qui leur sont reconnus par la communauté scientifique internationale grâce à leurs travaux et à leur notoriété intellectuelle. Aussi, les critères de leur évaluation ne doivent-ils plus être administratifs ; ils doivent être ceux de la compétence et du dévouement.

En attendant que nos universités atteignent la maturité nécessaire pour le faire elle-même, aujourd’hui, seuls des jurys internationaux peuvent sereinement procéder à une telle évaluation qui ne doit faire peur à personne. D’abord parce que des chercheurs et des professeurs algériens participent déjà ou ont participé à de tels jurys.

Ensuite parce que ces jurys tendent à devenir la norme y compris dans les grandes nations scientifiques(3). Il n’y a donc aucune raison d’y déroger si nous voulons intégrer la grande République des lettres et des sciences.

Et l’université algérienne doit, pour cela, se sortir du cercle vicieux de l’évaluation administrative pour intégrer le cercle vertueux de la compétence et uniquement la compétence exprimée en termes d’innovation pédagogique, de qualité des enseignements, de connaissance des langues étrangères, de production scientifique, de responsabilités scientifiques, de brevets techniques, de traductions, d’éditions critiques et de dissémination de la connaissance dans la société sous forme de vulgarisation scientifique.

D’expérience, une telle évaluation fait peur, en particulier dans des pays comme le nôtre où les normes universelles sont passablement assimilées. D’expérience on sait aussi que les meilleurs ont souvent tendance à se sous-évaluer, là où les moins bons se surévaluent. Or, si l’on venait à se soumettre à une telle évaluation internationale dans notre pays, un demi-millier et jusqu’à un millier de nos scientifiques et de nos professeurs la réussiraient haut la main.

Ces gens-là, comme les grands artistes et les grands écrivains (dont nous ne manquons pas) sont le sel de la terre sur laquelle se cultive notre aspiration à l’élévation spirituelle et morale pourvu que nous sachions les reconnaître et les écouter. 

1)- Quand d’autres pays y sont restés attachés vaille que vaille ; ainsi l’université irakienne a – en dépit de la guerre – continué d’exiger des étudiants qui s’inscrivent en doctorat l’attestation de réussite au TOEFL (test d’anglais langue étrangère) qui est demandée par toutes les universités anglo-saxonnes à leurs étudiants étrangers non anglophones.
 

2)- Mon optimisme fut mis à mal en septembre 2013 lorsque, après avoir été sollicité trois mois plus tôt par le ministre de l’Enseignement supérieur, Monsieur Rachid Haraoubia, et le secrétaire général du ministère, Monsieur Mohammed Gherras pour mettre en place un programme de remise à niveau des jeunes enseignants et chercheurs (confection de syllabus, ateliers d’écriture scientifique, élaboration de projets d’enseignement et de recherche, aide à l’écriture d’articles, etc.), je fus remercié de la façon la plus brutale par le nouveau ministre et son secrétaire général qui m’ont opposé une fin de non-recevoir alors même que j’avais déjà commencé de travailler en collaboration avec la Direction générale de la recherche et que j’avais participé à plusieurs réunions de travail sans compter différentes inspections sur le terrain !
 

3)- C’est ce que la France a fait avec son programme «Investissement d’avenir» mis en place en 2010 et financé à hauteur de 50 milliards d’euros. Pour sélectionner les laboratoires d’excellence destinés à recevoir cette manne financière, un jury international est constitué. Il est piloté par un président secondé de six vice-présidents et formé d’un conseil scientifique composé de 78 membres provenant de 23 pays différents. Parmi ses vice-présidents figure le polytechnicien d’origine algérienne Yacine Aït Sahalia, professeur d’économie et de finances à l’université de Princeton.